Thomas Gauthier

Seules les étoiles resteront (ongoing)

 

En 1873, un homme-médecine de la tribu des Lakotas, Black Elk tomba subitement malade. Alors que son corps le lâchait et que la vie s’apprêtait à le quitter, il reçut une vision. Elle était longue, puissante, colorée. Il vit le passé et l’avenir de son peuple. Vers la fin de sa vision, il se tenait sur une haute montage et regardait le monde à ses pieds. «Je voyais de manière sacrée les formes de toutes les choses de l’esprit, et la forme de toutes les formes qui doivent vivrent ensemble comme un seul être.» Et aussi rapidement que la maladie et la vision lui étaient venues, elles commencèrent à se retirer. «Quand le chant à cessé, je me suis senti perdu et très seul.»
La série Seule les étoiles resteront est très librement inspirée de la vision de Black Elk.

Cette série est une poésie visuelle, une narration photographique et contemplative incluant des éléments autobiographiques. Elle n’aborde pas de sujet au sens classique du terme. Je mets en images mes sentiments. Dans ce travail j’aborde les notions de lieu et de temps. L’intemporalité est un élément clef de la série. Se perdre dans le temps et l’espace est un sentiment que j’apprécie. La série navigue entre rêve et réalité. Le réel est la matière première avec laquelle je créer un mystère. Je mélange la banalité du quotidien avec des images intrigantes afin de construire une œuvre personnelle laissant au spectateur la liberté de faire leur propre opinion.

 

 

In 1873, a medicine man of the Lakota tribe, Black Elk suddenly fell ill. While his body was slipping and lifewas about to leave him, he received a vision. She was long, powerful, colorful. He lives the past and the futureof his people. Towards the end of his vision, he stood on a high mount and watched the world at his feet. «I saw in a sacred way the forms of all things of the mind, and the form of all forms that must live together as one being.» And as soon as sickness and vision had come to him, they began to to withdraw. «When the song was over, I felt lost and very lonely.» Seule les étoiles resteront is very freely inspired by the vision of Black Elk.

This series is a visual poetry, a photographic and contemplative narration including autobiographical ele- ments. It does not address a subject in the classical sense of the term. I put in pictures my feelings. In this work I approach the notions of place and time. Timelessness is a key element of the series. Getting lost in time and space is a feeling that I appreciate. The series sails between dream and reality. The real is the raw material with which I create a mystery. I mix everyday banality with intriguing images to build a personal work that gives the viewer the freedom to make their own opinion.

Human madness may one day lead us to the total disappearance of the world we know today, and on that dayonly the stars will remain.